jeudi 31 août 2017

RAT D'AUTEUR

  Bien le bonjour, tout le monde ! 

  Je suis toute fière de vous présenter le premier texte d'une petite plume. Il s'agit d'une chanson qui m'a été confiée par Jean-Louis Lafontaine et je tenais à vous la partager. 

   Un petit mot sur l'auteur qui a déjà fait plusieurs apparitions sur ce blog. En effet, Jean-Louis a déjà écrit deux romans que je vous avais présenté : La Machine à Rêves et Le Baton d'Or (je vous remets les liens).  Et pour ne rien gâcher, c'est aussi mon papa. C'est pourquoi je suis très fière de publier ce petit texte aujourd'hui. 

   Je n'en dis pas plus, je vous laisse en profiter ! 



RAT D'AUTEUR


 
 

Parlé
Quand ma plume bégaie les mêmes refrains,
Quand surgissent les mots, les mots, les mots
Sans l’émotion,
Quand le courant ne passe plus,
Quand je déphase,
Je copie, plagie, parodie.
Pour ne plus être un radoteur
Je deviens rat d’auteur.


Chanté
J’ai tout imité, tout essayé,
De Ronsard à Robbe-Grillet,
Pour mieux toucher la midinette
Je chante Péguy en opérette.

J’ai même traficoté Zola
Sur un air de rumba,
Et Soljenitsine
Hum… sur une biguine.

Faut écouter Giono
Chahuté par un tango,
Et ce sacré Bossuet
Se balancer sur un reggae.


Refrain
Je suis un pilleur de prose,
Un détrousseur de rimes,
Un coupe-jarret, un chapardeur,
Je suis un rat d’auteur.


C’est les contes d’Edgar que je préfère,
Succès garanti par l’atmosphère,
Y’a pas à dire, c’est dans les vieux Poe
Qu’on fait les meilleurs tubes.

Avec Musset ou bien Flaubert
Je tire à 100 000 exemplaires,
Mais c’est avec Gide
Que j’ai connu le plus grand bide.


Je fuis Victor Hugo,
Je m’sens tout misérable,
Fini Chateaubriand,
Pas assez saignant.


Refrain
Je suis un pilleur de prose,
Un détrousseur de rimes,
Un coupe-jarret, un chapardeur,
Je suis un rat d’auteur.

Avec Balzac,
J’peux pas, j’ai l’trac,
Si j’ai plus de feeling
Vite, je saute sur Kipling.

Devant Mallarmé,
J’me sens tout désarmé,
Heureusement, y’a Voltaire
Pour faire pleurer dans les chaumières.

Si j’veux plus in,
Je plonge dans Julien Green,
Si j’veux plus smart,
Je fredonne du Roland Barthes.


Refrain
Je suis un pilleur de prose,
Un détrousseur de rimes,
Un coupe-jarret, un chapardeur,
Je suis un rat d’auteur.


   PS de Marine :  Je trouve cet texte très chouette ! Il est bien écrit et bien pensé (et je ne dis pas ça juste pour faire plaisir à mon papa). Les références sont intéressantes, j'aime beaucoup le rythme et surtout, bien sûr, le thème ! En tout cas, si l'un d'entre vous veut essayer de le mettre en musique, n'hésitez pas à nous le faire savoir, on aimerait beaucoup entendre ça ! 

   Je vais essayer de trouver d'autres petites plumes pour alimenter l'onglet "Ils écrivent", car les écrivains en herbe qui ont déjà publié sur le blog n'ont pas eu d'autres textes à m'offrir depuis l'anniversaire des cinq ans (tristesse…). Alors si vous, lecteurs, souhaitez partager des histoires (ou des poésies, des dialogues, des pensées… Tout ce que vous voulez !), n'hésitez pas à me contacter par mail (marine.lafontaine@gmail.com) ou par les réseaux. 

   En attendant de vous retrouver, je vous souhaite une bonne journée. A très bientôt ! 

mercredi 30 août 2017

COLORFUL

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Aujourd'hui, je suis ici pour vous parler d'un film d'animation qui m'a fait pleurer à chaudes larmes (ce qui est plutôt rare). Je savais qu'il serait plein d'émotion rien qu'en lisant le synopsis, mais alors là… !  


   Le film en question est intitulé Colorful. C'est un film d'animation réalisé en 2010 réalisé par Keiichi Hara pour les fameux studios Sunrise. L'histoire est tiré d'un roman écrit en 2007 par Eto Mori

   Mais que raconte donc cette petite perle ? Au départ, on se situe du point de vue d'une personne anonyme. Cette personne est morte, mais elle a été choisie pour se réincarner dans un adolescent qui vient de se suicider. Cette seconde chance n'est pas un cadeau pour autant, il s'agit d'une épreuve où notre protagoniste doit comprendre quelle est la grande erreur de sa vie. Si, au bout d'un certain laps de temps, le héros de l'histoire n'a pas su surmonter ce défi, son âme regagnera le train des morts et elle sera exclu du cycle des réincarnations pour toujours. 


   Ce n'est pas mon meilleur résumé, mais il est compliqué d'expliquer l'histoire sans trop en révéler. L'âme sans nom que l'on suit s'incarne dans le corps de Makoto, un jeune homme de quatorze ans qui  a (ou plutôt avait) la tête remplie de problèmes que tout à chacun a pu rencontrer dans sa vie : le grand frère indifférent, le harcèlement scolaire, l'amour à sens unique… Notre héros anonyme doit alors apprendre à vivre en étant Makoto, et ce n'est pas une partie de plaisir !

   Autour de Makoto, plusieurs personnages gravitent : ses parents, son frère, ses camarades à l'école… Et Pura Pura ! Pura Pura, c'est une sorte de guide qui se présente sous les traits d'un enfant. Il détient toutes les informations sur Makoto qu'il donne au compte goutte au héros. Il est là pour aider le protagoniste à surmonter l'épreuve, il est donc vraiment un personnage clé.


   Je vais m'attarder un moment sur la mère de Makoto qui joue un rôle très important dans la construction de l'histoire. Il s'agit d'une jeune femme qui a été bouleversée par le geste de son fils. Alors qu'elle avait apparemment une relation assez distante avec ses enfants avant le début de l'histoire, elle fera tout pour que Makoto se sente bien et qu'il reprenne le cours de sa vie.

   Elle peut paraître même parfois soumise car elle n'ose pas élever la voix contre son enfant, mais, à mesure qu'on apprend les différentes épreuves qu'elle a traversé, on comprend vraiment son attitude. C'est un personnage profond et bien écrit qui participe grandement à l'émotion du film.


   Revenons à notre protagoniste. Ce personnage est détestable au début du film. Il est méchant et méprisant envers ses proches. Puis, à mesure que l'intrigue avance, il évolue de façon… incroyable ! La scène du dîner où la famille est réunie pour discuter des choix de lycée de Makoto m'a fait pleurer à chaudes larmes. Boum, explosion d'émotion ! C'était… magnifique.

   Ce film, évidemment, ne se résume pas à son histoire. Les musiques sont très belles et les animations… Hé bien, c'est du Sunrise, alors, évidemment, c'est du bon. Le rythme est également très bien équilibré et, parfois, on a le droit à des instants suspendus. Certains critiques ont qualifié ce chef d'œuvre de contemplatif, et bon sang qu'ils ont raison !


   Je ne vous révèle pas pourquoi, mais la peinture a une grande importance dans le scénario. C'est même là qu'on trouvera la signification du titre. Un tableau, notamment, est un motif réuccurent et c'est un plaisir de le voir revenir plusieurs fois à l'écran.

    Voilà… Je pourrais tellement en dire plus, mais ça n'en finirait jamais ! Alors, pour résumer, c'est un immense coup de cœur. La trame a un déroulement assez classique, mais elle joue à merveille son rôle. Après avoir vu ce film, vous aurez envie de prendre votre vélo et d'aller faire une longue balade pour respirer l'air frais à plein poumons. Laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas !


   Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles.

   A très bientôt !



  
   marine.lafontaine@gmail.com

dimanche 13 août 2017

ARTICLE SHAMPOING

   Bien le bonjour, tout le monde !

   Aujourd'hui, deux en un, article shampoing ! Et pas sur n'importe quel sujet, non, non.

   Pour être honnête, depuis quelques temps maintenant, je ne lis plus tant de mangas ni ne regarde tant d'animés. Mais j'ai découvert deux titres absolument exceptionnels que je tenais à vous partager. Ce sont tous deux de gros, mais alors gros coups de cœur. Alors, vite, plongeons-nous dans les univers incroyables de To Your Eternity  et The Promised Neverland.

   Je vais commencer par celui que je connais depuis le plus longtemps, à savoir The Promised Neverland. Je l'ai découvert il y a plusieurs mois et le dévore depuis. A chaque nouveau chapitre, je trépigne d'impatience. L'histoire, mais quelle histoire… !



   Que raconte donc ce manga, produit par Kaiu Shirai et Posuka Demizu ? On se trouve dans un petit orphelinat tenue par une femme que les enfants appellent "Mama". Mama est une personne absolument adorable qui aime profondément chacun d'entre eux. Néanmoins, aucun enfant n'est autorisé à s'aventurer en dehors de la forêt qui entoure l'établissement. Emma et ses amis sont toutefois très heureux. Mais, un jour, elle et Norman découvrent l'horrible vérité qui se cache derrière leur orphelinat… 

   Je vais me répéter, mais quelle histoire ! Quel univers ! Quels personnages ! Tout est excellent dans ce manga. Les dessins, le rythme de l'histoire, l'intelligence du scénario, la fresque des protagonistes, l'utilisation du suspens à point nommé…! Quand je l'ai découvert, je me suis enfilée les chapitres sans pouvoir m'arrêter tant c'était passionnant. 

 
   Par contre, je préfère vous prévenir tout de suite : nous ne sommes pas dans un univers fleuri, loin de là. C'est un monde cruel où les enfants doivent apprendre à vivre (ou plutôt à survivre). Créatures tout droit sorties des enfers, pièges et coups tordus sont de mise dans cette histoire haletante où l'être humain est, une fois de plus, descendu de son piédestal de créature dominante.   


   L'histoire tourne autour donc des enfants de l'orphelinat, mais principalement entre Norman, Ray et Emma. Tous trois sont les plus âgés, mais aussi les plus intelligents et débrouillards. Face aux terribles révélations, ces amis unis par des liens magnifiques vont devoir faire preuve d'une ruse formidable. 

   Allez, je ne vous en dis pas plus car je ne voudrais révéler aucun élément de l'intrigue (et bon sang, c'est dur de se contenir !). Passons plutôt à l'œuvre suivante, un autre petit bijou que je n'ai découvert que très récemment et qui mérite vraiment d'être poussé sur le devant de la scène : To Your Eternity, né des mains de Yoshitoki Oima


   Nous suivons les aventures de Imm, une créature jetée sur le monde dans un mystérieux dessein. Au départ, Imm n'est qu'une pierre, puis il devient mousse… jusqu'à prendre l'apparence d'un homme. Immortel, il erre sans but et rencontre diverses personnes sur son chemin qui vont l'aider à devenir un être humain. Mais peut-on devenir une véritable personne quand on ne peut pas mourir ? Et qui est donc cet homme en noir ? Quel est donc le rôle d'Imm dans sa sombre machination ? 

   Ce manga est… un bijou d'émotions. Les dessins sont splendides, l'histoire est touchante au possible. On s'attache très vite à Imm et aux différents personnages qui jalonnent son parcours. Tous transportent leur lourd passé, mais n'hésitent pas à venir en aide à cet étrange immortel qui peut prendre l'apparence des morts passées…

   C'est difficile de résumer ce manga car on nage toujours en plein mystère. Les informations sont vraiment données au compte goutte... Mais ce n'est pas grave, car les différentes aventures vécues par Imm sont… géniales ! De plus, l'évolution du jeune immortel est vraiment extraordinaire, ce qui nous donne envie de savoir jusqu'où nous transportera cette terrible histoire.


   Voilà deux univers qui ont leur lot de sombres éléments. Mais les deux histoires sont tellement passionnantes qu'il est difficile de les lâcher. Je ne regarde plus d'animés et je ne lis quasiment plus de mangas en dehors de ces deux-à et de My Hero Academia, mais ce sont trois titres que je ne suis pas prête à lâcher de sitôt.

   Pour le moment, ce sera tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu. En attendant de vous retrouver, merci de m'avoir écouté jusqu'au bout ! N'hésitez pas à commenter et à partager. Venez me rendre une petite visite sur les réseaux sociaux où je poste de nombreuses choses en dehors de mes articles.

   A très bientôt !


  
   marine.lafontaine@gmail.com